Après quelques jours à Istanbul, il faut reconnaître que tous nos sens sont réveillés…

Le bruit c’est déjà la circulation qui par endroit est assez catastrophique avec ses taxis qui klaxonnent pour tout et n’importe quoi, parfois simplement pour attirer le client, et à ce tumulte se mêlent à proximité du Bosphore ou de la Corne d’Or les sirènes des bateaux. Ensuite il y a les vendeurs ambulants, le commerce est comme un mode de vie ici, tout le monde semble avoir quelque chose à vendre et lance ses appels à qui veut les entendre. Forcément, ville majoritairement musulmane, il y a les appels à la prière des Muézines cinq fois par jour, qui semblent se répondre en écho de mosquée en mosquée. Enfin la nuit ce sont les bars et les clubs qui mettent la musique à fond directement dans la rue et toujours les rabatteurs devant les portes vous expliquant que leur boite de nuit est faite pour vous, qu’il vous fera un prix, et toujours avec le sourire et de la bonne humeur. Je pense qu’Istanbul ne connaît pas la notion de « nuisance sonore », ça ne la rend que plus vivante !

Entre le Bosphore et la Corne d’Or, Istanbul respire l’air marin et est balayé par les vents, par conséquent l’air n’est pas trop pollué malgré la circulation citadine et maritime. Le nez se dégage et au grés des errances ont respire les parfums des narghilés devant les cafés, des épices dans le marché égyptien, des fruits de mer et du poisson le long du port ou devant les divers étals de poissonniers et les encens divers et variés. Attention quand même ça monte parfois un peu à la tête (surtout dans le marché aux épices). J’oubliais, niveau odeur il faut aussi mentionner quand même les odeurs de pieds dans les mosquées, car malgré la beauté architecturale de la Mosquée Bleue, la première chose que l’on remarque c’est quand même l’odeur de pieds !

On m’avait prévenu, et pourtant j’ai malgré tout été agréablement surpris par la richesse de la restauration turque… les kebabs n’ont rien à voir avec ce que l’on trouve en France (à part peut-être le Döner Kebap) et il y a de nombreuses autres choses à goûter (mon régime ? quel régime ?). Bien sûr il faut s’éloigner un peu des zones touristiques, errer dans les ruelles et rentrer un peu au hasard. Même si finalement ils sont rares à parler anglais, ils sont toujours aimables et avec les gestes on se comprend toujours. Bon à faire des expériences j’ai quand même eut quelques mauvaises surprises, entre autre le jus de carottes fermentés et pimenté, j’ai trouvé ça franchement imbuvable…  Reste à goûter l’Ayran aussi (boisson à base de yaourt, d’eau et de sel je crois).

Vu d’ici, Paris à l’air bien gris… Mis à part les couleurs de miel dont se recouvre la ville au coucher du soleil, les richesses à l’intérieur des mosquées ou des palais des sultans, ce sont les marchés avec les étalages d’épices de toutes les couleurs, de fruits et légumes ou d’étoffes qui sont un régal pour les yeux.

Istanbul, l’éveil des sens… Et je ne vous ai pas encore parlé de la musique !