Après deux mois d’absence, le site est de retour, entièrement reconstruit et réorganisé, aucun contenu n’a pourtant été rajouté pour l’instant, mis à part celui du site http://www.julienmercier.net qui a été fusionné avec celui-ci (5 articles sur les 340 déjà présent).

Voilà donc un nouveau site, où les photos sont mieux mises en valeurs, et où les archives et les galeries sont plus facile à consulter.

Vous constaterez aussi l’apparition de nouvelles pages (vide pour l’instant), en effet, ce site devrait s’étendre et contenir aussi plein d’autres choses que des photos (à suivre).

Je vous souhaite donc une bonne exploration sur ce nouveau site, en espérant qu’il vous plaira.

Bon week-end à tous!

Et voilà, toutes les photos du Nowhere 2009 sont maintenant disponibles sur la galerie.

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Et voilà toutes les photos d’Istanbul sont disponible dans la galerie.

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Dans le quartier de Beyoglu de Taksim à Tünnel tous les espaces disponibles sont bons à être utilisé pour une boutique, un bar, un restaurant ou même une boite de nuit. Il n’est pas rare par exemple de trouver une adresse d’une boutique ou d’un bar pour lequel l’étage est précisé (Kat), ce qui donne lieu parfois de lieu improbable, du moins improbable lorsque l’on a l’habitude de villes d’Europe occidentale où tout est carré et réglementé.

Parmi ces lieux improbables, il y a par exemple le Tavanarasi (Galip Dede Cadesi, 130 Kat 6). A l’adresse un simple porche d’immeuble type résidentiel avec au dessus de la porte une planche en bois, gravée du nom du restaurant. A l’intérieur un vieux hall d’immeuble usé, quelques graffitis sur les murs et un vieil ascenseur. On entre dans l’ascenseur et il n’y a toujours pas plus d’information, on tente le bouton du dernier étage. Pendant la monté, tout est calme, on s’attend à ce que la porte s’ouvre donc sur un couleur où se suivent les portes des appartements. Mais arrivé au dernier étage on entend des bruits de voix et la porte s’ouvre d’elle même, tirée par un serveur qui a entendu l’ascenseur monter.

On est sous le toit de l’immeuble, les grands doivent souvent baiser la tête car les poutres sont parfois un peu traitre. On nous installe dans un coin où l’on peut voir à travers les feuillages les toits des immeubles voisins.

Un lieu  à découvrir, on y mange très bien, uniquement des spécialités turques ou des balkans, compter moins de 10 euros par personne sans le vin… Vin à essayer d’ailleurs car très bon lui aussi.

Après quelques jours à Istanbul, il faut reconnaître que tous nos sens sont réveillés…

Le bruit c’est déjà la circulation qui par endroit est assez catastrophique avec ses taxis qui klaxonnent pour tout et n’importe quoi, parfois simplement pour attirer le client, et à ce tumulte se mêlent à proximité du Bosphore ou de la Corne d’Or les sirènes des bateaux. Ensuite il y a les vendeurs ambulants, le commerce est comme un mode de vie ici, tout le monde semble avoir quelque chose à vendre et lance ses appels à qui veut les entendre. Forcément, ville majoritairement musulmane, il y a les appels à la prière des Muézines cinq fois par jour, qui semblent se répondre en écho de mosquée en mosquée. Enfin la nuit ce sont les bars et les clubs qui mettent la musique à fond directement dans la rue et toujours les rabatteurs devant les portes vous expliquant que leur boite de nuit est faite pour vous, qu’il vous fera un prix, et toujours avec le sourire et de la bonne humeur. Je pense qu’Istanbul ne connaît pas la notion de « nuisance sonore », ça ne la rend que plus vivante !

Entre le Bosphore et la Corne d’Or, Istanbul respire l’air marin et est balayé par les vents, par conséquent l’air n’est pas trop pollué malgré la circulation citadine et maritime. Le nez se dégage et au grés des errances ont respire les parfums des narghilés devant les cafés, des épices dans le marché égyptien, des fruits de mer et du poisson le long du port ou devant les divers étals de poissonniers et les encens divers et variés. Attention quand même ça monte parfois un peu à la tête (surtout dans le marché aux épices). J’oubliais, niveau odeur il faut aussi mentionner quand même les odeurs de pieds dans les mosquées, car malgré la beauté architecturale de la Mosquée Bleue, la première chose que l’on remarque c’est quand même l’odeur de pieds !

On m’avait prévenu, et pourtant j’ai malgré tout été agréablement surpris par la richesse de la restauration turque… les kebabs n’ont rien à voir avec ce que l’on trouve en France (à part peut-être le Döner Kebap) et il y a de nombreuses autres choses à goûter (mon régime ? quel régime ?). Bien sûr il faut s’éloigner un peu des zones touristiques, errer dans les ruelles et rentrer un peu au hasard. Même si finalement ils sont rares à parler anglais, ils sont toujours aimables et avec les gestes on se comprend toujours. Bon à faire des expériences j’ai quand même eut quelques mauvaises surprises, entre autre le jus de carottes fermentés et pimenté, j’ai trouvé ça franchement imbuvable…  Reste à goûter l’Ayran aussi (boisson à base de yaourt, d’eau et de sel je crois).

Vu d’ici, Paris à l’air bien gris… Mis à part les couleurs de miel dont se recouvre la ville au coucher du soleil, les richesses à l’intérieur des mosquées ou des palais des sultans, ce sont les marchés avec les étalages d’épices de toutes les couleurs, de fruits et légumes ou d’étoffes qui sont un régal pour les yeux.

Istanbul, l’éveil des sens… Et je ne vous ai pas encore parlé de la musique !

Départ à 7h30 de chez moi direction Istanbul, enfin l’aéroport Charles de Gaules d’abord, puis escale à Zurich. Impressionnant l’aeroport de Zurich, c’est immense, de longs couloirs, et une ambiance zen qui traine, rien à voir avec Charles de Gaules. Même les douaniers sont souriant, et ne vous regardent pas comme si vous étiez coupable de quelque chose avant même d’avoir fait sonner le portique.

Une fois dans l’avion pour Istanbul, le pilote nous annonces des restrictions sur l’aéroport d’Istanbul, obligé de rester au sol au moins une demi-heure de plus avant de pouvoir enfin décoller.

Puis le pilote annonce l’arrivée imminente à Istanbul. Les passagers sur les côtés de l’appareil se penchent alors pour contempler la vue depuis l’avion. L’avion longe alors la rive le long de la mer noire et ce qui frappe alors, hormis cette terre recouverte de maisons et des résidences à perte de vue, c’est le nombre de bateaux de toutes sortes qui stationnent ici, comme oubliés, alors qu’aucun port ne semble visible.

L’aéroport d’Atatürk ce trouve au sud ouest d’Istanbul, sur la rive de la mer de Marmara, et lorsque l’on prend la navette en sortant de l’aéroport en direction du centre d’Istanbul (Aksaray ou Taksim au choix) la même vue de mer remplie de bateaux s’offre à nous.

Le trajet jusqu’à Taksim permet d’avoir un bref premier aperçu d’Istanbul, ses remparts, ses innombrables mosquées (on distingue les minarets qui dépassent des immeubles d’un peu partout) et après avoir traversé la Corne d’or (qui sépare le vieil Istanbul de l’Istanbul moderne), la navette remonte la colline de Galata et offre alors une vue magnifique de la partie est de la colline et l’on commence à prendre la mesure de l’immensité et la diversité de cette ville.

Arrivé à Taksim, il me faut encore redescendre la rue Istiklal vers la station Tünnel où se trouve mon hôtel. Vu d’ici, et à cette heure-ci, la rue est noire  de monde et avec mes sacs je ne me voie pas faire le trajet à pied, surtout que je n’ai pas encore vraiment la notion des distances entre la carte et la réalité. Qu’à cela ne tienne il y a un vieux tramway qui descend (photo à venir) et qui permet en plus d’apprécier un premier aperçu de cette avenue dans l’ensemble piétonne qui semble être le cœur vivant de l’Istanbul moderne. (Je le conseille vivement)

Arrivé à l’hôtel, le temps de poser mes valises et je retourne faire un tour à pied cette fois-ci dans ce quartier (Beyoglu) pour manger et boire une petite bière avant d’aller me coucher…

Un premier aperçu d’Istanbul haut en couleur qui donne l’eau à la bouche, demain est un autre jour et je vais pouvoir découvrir un peu plus de cette ville, de jour cette fois.

Bon, je me doute que lorsque l’on ne connaît pas Istanbul, c’est un peu difficile de s’y retrouver dans tous ces noms, aussi dés que j’ai un jour de plus, j’essaierai de vous faire une petite carte.

Voilà, dans quelques heures mon avion décolle pour Istanbul via Zürich. Je profite que ce blog sur l’identité numérique n’ai jamais fonctionné (faute de temps) pour lui donné, l’espace de quelques temps, le look d’un blog de voyage, de routard.

Pourquoi Istanbul ? Parce qu’il s’agit d’une des villes les plus chargées d’histoire pour commencer, autrefois Byzance et Constantinople, elle a connu les plus grands empires comme les plus grandes religions. Ensuite parce qu’il s’agit d’un des plus grand carrefour de civilisation, on dit qu’elle accueil depuis quelques années près de 400 000 immigrés par ans venant des campagnes environnantes. Cela créé un mélange de culture, où la musique perse et orientale rejoint les influences plus modernes de la musique occidentales présents dans tous les styles, du rock à l’électronique (Mercan Dede, Orient Expressions) en passant par le rap (Ceza).

Alors je vais tenter ici de vous faire partager mes découvertes pendant ces presque trois semaines que je m’apprête à passer dans cette ville de mélange ou les turcs se vantent de pouvoir mélanger ce qui est Alaturka (traditionnel turc) et ce qui est Alafrangia (à la française), c’est à dire tout ce qui a été copié sur l’Europe depuis l’Empire ottoman.

A suivre…

Ce que nous apprend l’histoire de Marc L* (voir article précédent) c’est que l’usage que nous avons aujourd’hui d’internet assure l’émergence de notre alter ego numérique, cette empreinte de notre passage qui révèle à chaque fois une partie de nous même.

Qu’est ce que l’identité ?

Avant de parler d’identité numérique, il est nécessaire de définir ce qu’est l’identité… Alors j’ai fait quelques recherches sur la toile et voici ce que, par exemple, Wikipedia nous dit :

« L’identité est la reconnaissance de ce que l’on est, par soi-même ou par les autres. »

Je vous épargne les grands débats phylosophiques autour de la définition de l’identité, pour ma part je résumerais à ceci :

  • tout d’abord il s’agit de qui je suis : mon nom, mon prénom, ma date de naissance, ma nationalité, ma profession, où je travaille, où j’ai fait mes études, c’est à dire un ensemble d’informations vérifiables,
  • ensuite, il s’agit de mes goûts, ce que j’aime boire, manger, lire, écouter, voir, de mes opinions politiques et religieuses, mes sentiments, mes craintes, mes espoirs, bref, des informations qui sont plus personnelles, plus intimes et donc relatives,
  • enfin, l’identité c’est aussi comment je suis perçu par les autres, ce que les autres pensent de moi et surtout ce qu’ils disent de moi, c’est à dire l’aspect réputation de l’identité.

L’identité peut donc être aperçu comme l’assemblage de ce que je suis, ce que j’aime, et ce que les autres disent ou pensent de moi.

Qu’en est-il alors de l’identité numérique?

Lorsque l’on s’inscrit sur un site internet (eBay, Facebook, Amazon, Google, etc.) on doit toujours commencer par remplir un formulaire destiné à nous identifier, de manière à ce que lors de notre prochain passage sur le site on puisse être reconnu. Par conséquent, à chaque fois nous créons sur ces sites une représentation de nous même, plus ou moins fidèle et toujours incomplète. (On peut d’ailleurs constater que dans la plus part des cas, ces données ne sont pas vérifiées.)

Puis à cette première « portion » d’identité viennent s’ajouter toutes les informations liées à notre activité sur le site en question (l’historique de nos achats, de nos ventes et de nos enchères sur eBay par exemple).

Enfin, de plus en plus souvent, nous nous retrouvons à interagir avec d’autres utilisateurs, qui pourront à leur tour parler de nous, ou nous laisser des messages ou des évaluations…

On retrouve ainsi en quelque sorte les mêmes notions pour l’identité numérique que pour l’identité physique :

  • Ce que nous disons de nous même
  • Ce que nous faisons
  • Ce que les autres disent de nous

Aujourd’hui, généralement, chaque identité que nous « forgeons » sur chacun de ces sites reste cloisonnée à l’intérieur du-dit site. Après nous être inscrit sur eBay, nous devrons redonner souvent les mêmes informations lors de notre inscription sur facebook, linked-in, ou amazone, créant ainsi un nouvelle représentation de nous même.

La notion d’identité numérique c’est tout ceci à la fois, c’est cet alter ego qui émerge de l’ensemble de ces identités parcellaires que l’on laisse dernière nous sur chaque site et à chacun de nos passages.

Et demain ?

Jusqu’à maintenant ces portions d’identités étaient généralement cloisonnées aux sites auxquelles elles étaient rattachées. Mais ce que le journaliste du Tigre a pu faire pour Marc L*, d’autres peuvent le faire pour n’importe qui, et même certains moteurs de recherche en seront bientôt capable.

Qu’on le veuille ou non, aujourd’hui l’utilisation d’internet nécessite d’exister sur le réseau. Alors faut-il pour autant en arriver à supprimer tous ces comptes pour disparaitre et se priver ainsi de tous les atouts d’internet ?

Il revient à chacun d’apprendre à maitriser sa présence, son identité et sa réputation, à prendre conscience que les informations qu’il dévoile sur chaque site sont une part de lui même qu’il dévoile au publique.

Finalement, les premières questions que l’on doit se poser sont

  • qu’est ce que je suis prêt à montrer de moi même ?
  • comment je veux être vu par les autres ?

Car contrairement aux apparences, il est sans doute bien plus facile de suivre et de contrôler son image sur internet que dans le monde physique.

Et vous ? est-ce que vous vous souciez de l’image que vous donnez de vous même sur internet?

Alors que je travaillais à la construction de ce site, le magazine Le Tigre publiait son premier portrait Google… Le principe est très simple, prendre un inconnu au hasard, et tracer son portrait à partir de toutes les traces qu’il a laissé sur internet, volontairement ou non.

Pour ceux qui n’auraient pas encore eu l’occasion de le lire, je vous invite à aller rapidement éplucher ce portrait pas comme les autres.

Bien évidement, ce portrait a fait l’objet de nombreux articles dans des blogs, dans la presse écrite, la radio ou même la télévision. Le sujet (Marc L*) s’est empressé ensuite d’effacer comme il a pu l’ensemble de ces traces.

Alors, oui, en effet, lorsque nous avons une utilisation courante d’internet, nous laissons des traces de notre passage volontairement ou non, des messages sur des forums, un profil sur e-bay, une page sur facebook et/ou sur myspace, et ceci sans compter les traces que d’autres laissent de nous… autant d’informations qui, une fois regroupées permettent de tracer notre profil, notre portrait. On oublie trop facilement qu’internet n’est pas un journal intime, mais un média, et comme tous les médias il est public, consultable pour tout le monde, et par conséquent son contenu réutilisable par n’importe qui…

Mais doit-on pour autant sombrer dans la paranoïa et comme Marc L* (le héros du moment) supprimer immédiatement tous ses comptes, sombrer dans l’anonymat et naviguer sur la toile ainsi masqué, invisible ?

Nous arrivons à cette étape où internet n’est plus simplement un outil d’information, mais un outil de communication, où tout le monde est acteur, tout le monde est auteur et par conséquent public.

Alors de ce fait divers, voici quelques questions que l’on peut se poser :

  • quels contrôles avons-nous sur les traces que nous laissons sur internet ?
  • comment ces traces nous définissent-elles ?
  • peut-on utiliser ces traces d’une manière utile ?

En somme, qui est cet alter ego de nous-même qui est en train de prendre naissance sur la toile et quel pouvoir avons-nous sur lui ?

Et vous, qu’est ce que vous en pensez ?

Pas de photos hier, normal, je suis en vacances, et j’ai passer la journée à préparer mon départ pour le MaschinenFest aujourd’hui. Pas de photo aujourd’hui, à la place, un petit montage vidéo que j’avais fais à la suite du MaschinenFest de l’an dernier.

Image de prévisualisation YouTube

Retrouvez les premières photos sur la galerie du MaschinenFest 2007 (oui, ca fait un an, j’ai pas encore pris le temps de traiter les photos, mais ça viendra…)

Voilà, retour prévu pour mardi, d’ici là, je vous souhaite un bon week-end…